Veronica de Giovanelli est une artiste italienne dont le travail explore les processus de transformation du paysage, entre apparition et disparition. Sa pratique picturale, fondée sur la superposition, l’effacement et la transparence, évoque le paysage comme un palimpseste de matières, de souvenirs et d’événements. À travers des gestes lents et réfléchis, elle construit des images suspendues où se mêlent maîtrise et abandon. Peinture, collage, frottage ou installation deviennent pour elle des moyens d’exprimer la fragilité du visible. Elle développe ainsi un langage sensible qui rend perceptible ce qui est enfoui ou en mutation.
Diplômée d’un master à La Cambre à Bruxelles et à l’Accademia di Belle Arti di Venezia, après avoir étudié à la Middlesex University de Londres (Erasmus+), elle a obtenu plusieurs prix : le Prix Emma du Cayla-Martin décerné par l’Académie royale de Belgique (2020), le Prix Laurent Moonens (Bruxelles, 2019), le Celeste Prize (Milan, 2015), ainsi que la bourse de soutien à la création de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2025) et la bourse de la Fondazione Bevilacqua La Masa (Venise, 2013). Elle a été artiste en résidence à la Fondation Moonens et à la Fondation Boghossian à Bruxelles, au CIP à Sprimont, à Dolomiti Contemporanee en Italie, au RAVI à Liège, ainsi qu’au NKD en Norvège. Depuis 2013, elle expose régulièrement en Europe. En 2021, elle a présenté sa première exposition muséale à la Galleria Civica di Trento (MART Museum) en Italie, qui lui a consacré une monographie.
